Site d’enfouissement de déchets nucléaires à Chalk River : une communauté embarque
Il y a une communauté anishnabeg dont on entend moins parler dans la saga du projet de site d’enfouissement de déchets nucléaires à Chalk River : celle de Pikwakanagan, en Ontario. Elle est l’une des rares qui soutiennent les Laboratoires nucléaires canadiens. Dans ce dossier, la communauté de Kebaowek occupe beaucoup l’avant de la scène pour faire part de sa farouche opposition. Or, selon le chef de Pikwakanagan, La solution proposée par les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) serait plus viable, selon le chef Sarazin. Pourtant, tout n’a pas toujours été au beau fixe entre les LNC et Pikwakanagan, située à environ 150 kilomètres au nord-ouest d’Ottawa. En effet, le chef de la communauté rappelle qu’avant 2019, Pikwakanagan Elle n’a ainsi Le chef Greg Sarazin estime que la solution proposée par les Laboratoires nucléaires canadiens est sécuritaire. Photo : Courtoisie communauté de Pikwakanagan Toutefois, des consultations actives ont été entamées en 2020 et elles ont abouti à la signature d’un accord entre Pikwakanagan, les LNC et Énergie atomique du Canada, la société fédérale qui a pour mandat de faciliter la science et la technologie nucléaire tout en préservant l’environnement. En 2023, la communauté a finalement donné son accord pour la construction de l’installation de gestion des déchets près de la surface Par ailleurs, le consentement de la communauté a été donné Maquette du futur site de gestion de déchets radioactifs de Chalk River, en Ontario. (Photo d'archives) Photo : Laboratoires nucléaires canadiens Dans ce cadre-là, le programme des gardiens Neyagada Wabandangaki de Pikwakanagan travaille régulièrement aux laboratoires de Chalk River pour développer des connaissances. La communauté de Kebaowek, située plus au nord, s’est quant à elle lancée dans un combat juridique contre le projet, qu’elle estime trop dangereux, surtout de par sa proximité avec la rivière des Outaouais. En mars dernier, la Cour fédérale a donné raison à Kabeowek, estimant que les LNC et la Commission canadienne de sûreté nucléaire n’avaient pas obtenu le consentement libre de la communauté, et donc n’avaient pas respecté la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA). Cette décision a été portée en appel. Lance Haymond, le chef de Kebaowek, est à l'avant-poste pour faire entendre l'opposition de sa communauté au projet. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Delphine Jung Dans ce contexte, Pikwakanagan Elle craint que la manière dont l’appel des LNC est rédigé nuise à d’autres projets. Concernant l’opposition entre Kebaowek et Pikwakanagan, cette dernière indique dans un communiqué de presse qu’elle respecte la position de Kebaowek et qu'elle s'attend à la même chose de sa part.Améliorer l’environnement
, une installation moderne et sûre
, des déchets faiblement radioactifs
… Le chef de la communauté anishnabeg de Pikwakanagan, Greg Sarazin, n’utilise pas les mêmes mots pour parler du site d’enfouissement de déchets nucléaires à Chalk River que d’autres. une grande partie de ces [déchets radioactifs] est stockée d'une manière qui était acceptable dans les années 1950 ou 1960, mais qui ne l'est plus aujourd'hui, ce qui crée un risque pour l'environnement
.n'a pas été consultée ni informée sur les projets nucléaires ou l'importation de déchets radioactifs
.pas eu l'occasion de donner son consentement libre, préalable et éclairé aux Laboratoires de Chalk River
.
en grande partie parce que ce dernier regrouperait les déchets de faible activité existants, dans une installation unique, moderne et sûre, dotée d'une station d'épuration
.en échange d'un rôle significatif dans la surveillance, la gestion et la planification futures des activités des laboratoires de Chalk River
.

participe à cet appel en tant qu'intervenant, uniquement pour s'assurer que le tribunal comprend l'importance de la DNUDPA
, poursuit le chef Sarazin. Pikwakanagan ne prendra pas position sur les faits spécifiques de l'affaire et ne se prononcera pas sur la question de savoir si les LNC ont ou n’ont pas respecté ses obligations à l'égard de la communauté de Kebaowek
, ajoute-t-il.Si la décision de la Cour concernant la nécessité pour les organismes de réglementation de tenir compte de la DNUDPA, […] est rejetée, les promoteurs risquent de ne plus se sentir obligés de consulter Pikwakanagan
, peut-on lire.
Advertising by Adpathway









